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Le vélo plaisir après 60 ans, et avec ses petits-enfants.

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Sécurité

Le casque à vélo après 60 ans

Le casque n'est pas obligatoire pour un adulte à vélo. Les chiffres de l'ONISR et de la FUB après 60 ans, ce qu'il protège, et comment le porter vraiment.

Par Rédaction papivelo Mis à jour le 5 min de lecture

Photo : Clem Onojeghuo, CC0.

Une femme aux cheveux bruns, chemise turquoise, roule sur un vélo à panier en osier dans une ruelle pavée bordée de maisons en brique.

Faut-il vraiment mettre un casque pour aller au marché ou faire le tour du lac ? La loi ne vous y oblige pas. Les chiffres de la sécurité routière, eux, plaident pour lui, et d’autant plus que l’âge avance. Cette page vous donne les éléments pour décider, puis pour en faire une habitude.

Elle fait partie de notre rubrique sécurité à vélo après 60 ans, qui distingue toujours ce qui est obligatoire de ce qui est conseillé. Ici, il est question d’usage : quand le porter, comment, et pourquoi. Le choix d’un modèle se fait en magasin, casque sur la tête, avec l’aide d’un vendeur.

Ce que dit la loi

Pour un adulte, le casque n’est pas obligatoire à vélo. Service-Public.fr le formule ainsi : « Le port d’un casque n’est pas obligatoire pour circuler à vélo, mais il est fortement recommandé. » Cette règle vaut dès 12 ans et ne change pas avec l’âge : aucune obligation ne s’ajoute après 60 ou 70 ans.

Avant 12 ans, c’est différent. Un enfant doit porter un casque attaché, qu’il pédale ou qu’il soit passager, et Service-Public précise : « L’adulte qui transporte l’enfant ou qui l’accompagne doit s’en assurer. » Ce qui est obligatoire sur le vélo lui-même, freins, éclairage, catadioptres, figure dans notre liste à cocher pour rouler en règle.

Ce que disent les chiffres

Le dernier bilan de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) est net : en 2025, en France métropolitaine, « 50 % des cyclistes tués sont âgés de 65 ans ou plus ». Nous détaillons ces données, et ce qu’on peut en tirer, dans nos chiffres commentés de la sécurité routière.

Beaucoup de ces accidents se produisent sans aucun autre véhicule. Dans son bilan de l’année 2024, l’ONISR compte 83 cyclistes tués dans des accidents sans tiers, soit 37 % des cyclistes tués, et ces accidents provoquent 63 % des blessés graves. Il ajoute : « Dans ces accidents, les 65 ans ou plus représentent la moitié des tués. » Dans une chute seule, la visibilité ou le placement sur la chaussée ne changent rien au choc : c’est le casque qui protège la tête.

Le même bilan donne des repères sur le port du casque. En 2024, lorsque l’information est connue, 42 % des cyclistes tués ne portaient pas de casque, soit 92 sur 217. Entre 2022 et 2024, le casque était porté par 59 % des victimes cyclistes de plus de 45 ans, contre 33 % chez les moins de 24 ans. Il l’était le plus souvent par celles qui roulaient en promenade ou en loisir hors agglomération : 78 %.

Une enquête de la FUB, la fédération des usagers de la bicyclette, menée pour la Sécurité routière auprès de 1 200 utilisateurs de vélos électriques, nuance ce tableau pour les plus âgés. Chez ses répondants de 70 ans et plus, la moitié des hommes portent toujours un casque, et seulement un tiers des femmes. Elle conclut : « Globalement, sur l’ensemble des répondants, c’est la tranche d’âge qui le porte le moins. C’est pourtant la plus vulnérable, au vu des statistiques générales d’accidents. »

Ce que le casque protège, et ce qu’il ne fait pas

La Sécurité routière rappelle que « les blessures dues à un choc sur le crâne sont la première cause de décès chez les cyclistes ». Elle ajoute, à propos du casque : « certifié et bien attaché, il réduit la gravité des blessures à la tête en cas d’accident ». Dans son dépliant vélo, elle chiffre cet effet : porter un casque réduit de 70 % la gravité des blessures à la tête lors d’un accident.

L’ONISR cite de son côté une méta-analyse portant sur plus de 16 000 cyclistes, qui « montre que le port du casque réduit le risque de blessure grave de 69 % à la tête et de 33 % à la face, sans mettre en évidence d’effet délétère sur le cou ».

Le casque a aussi ses limites. Le rapport de la FUB cite un laboratoire de biomécanique de l’université de Strasbourg : « lors d’un choc à 20km/h, un casque peut très bien protéger de la fracture du crâne mais pas de la commotion ». Surtout, il n’empêche pas la chute. Pour éviter l’accident lui-même, il faut voir et être vu : nos repères pour être vu et bien voir complètent cette page.

Le porter vraiment

Un casque n’est utile que s’il est sur la tête au moment de la chute. Les conseils qui suivent sont les nôtres, à partir des recommandations de la Sécurité routière :

  • Portez-le attaché, à chaque sortie. La Sécurité routière insiste sur les deux conditions : « certifié et bien attaché ».
  • Choisissez-le à votre taille : son dépliant juge « fortement recommandé d’en porter un à votre taille ». Faites-vous aider pour l’essayer.
  • Liez-le au vélo plutôt qu’à la balade : rangez-le avec la clé du cadenas ou accroché au guidon, pour le mettre avant même de sortir le vélo.
  • Gardez-le aussi pour les petits trajets. Une chute à faible vitesse, au moment de s’arrêter ou de repartir, reste une chute.
  • Après un choc, faites-le examiner par le vendeur et suivez la notice du fabricant. Dans le doute, remplacez-le.

Si le casque vous gêne, dites-le au moment de l’essai : poids, chaleur, serrage sous le menton. Un casque qu’on trouve inconfortable finit au placard.

Donner l’exemple aux petits-enfants

Avec un petit-enfant de moins de 12 ans, la question ne se pose pas : son casque est obligatoire, attaché, et c’est à vous de le vérifier avant de partir. Votre propre casque rend la règle plus simple à faire respecter : l’enfant voit que tout le monde le met, sans discussion.

Pour préparer ces sorties, l’itinéraire, le rythme et la sécurité selon l’âge sont réunis dans notre guide pour rouler avec ses petits-enfants.

Sources

  1. Service-Public.fr (DILA), « Équipements obligatoires à vélo », vérifié le 10 juin 2026. Consulté le 29 octobre 2026.
  2. Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), « L'accidentalité routière en France. Principaux résultats 2025. Données définitives », 29 mai 2026. Consulté le 29 octobre 2026.
  3. Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), « La sécurité routière en France. Bilan de l'accidentalité de l'année 2024 », septembre 2025. Consulté le 29 octobre 2026.
  4. Sécurité routière, « Vivre ensemble : les équipements obligatoires et recommandés à vélo (module interactif) », date non affichée. Consulté le 29 octobre 2026.
  5. Sécurité routière, « Circuler à vélo en toute sécurité (dépliant) », date non affichée (mis en ligne en octobre 2023). Consulté le 29 octobre 2026.
  6. FUB, étude pour la Délégation à la sécurité routière, « Vélo à assistance électrique. État des lieux et enjeux de sécurité routière. Mieux sécuriser la mobilité des séniors », juin 2020. Consulté le 29 octobre 2026.

Article préparé avec l'aide de l'IA. Notre méthode

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